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Marie-Noël Côté: le seul endroit où le bruit s'arrête

11 sept.
12 min de lecture
Marie-Noël Côté, fondatrice de Canopée Bus café, sourit sur une passerelle de bois en pleine forêt au Saguenay


Quand son visage apparaît à l'écran, je pense d'abord à un fond d'écran.

Des arbres feuillus au-dessus d'elle, un cran de roche dans le dos, la lumière qui traverse les branches et lui tombe sur le visage. Elle est assise par terre, entourée de plantes.


Elle est vraiment là. Dehors, assise au sol dans la forêt.


''C'est le fond d'écran de ma vie'', me dit-elle.

Je lui demande pourquoi elle a choisi de faire l'entrevue de là.

''C'est le seul endroit où les bruits se taisent dans ma tête.''


Je n'ai pas encore posé ma première vraie question.


Et elle vient de me donner une bonne partie de l'article.



Sans nommer son entreprise

Je commence presque toujours mes Rendez-vous déjantés avec la même question. Si tu devais te présenter sans nommer aucune de tes entreprises, tu dirais quoi?


Elle ne répond pas tout de suite, regarde autour d'elle, tranquille.


''Je me présenterais comme quelqu'un de très complexe. Un amalgame de choses.''

Puis ça se met à venir, comme si le premier mot avait débloqué le reste. 


Quelqu'un qui profite de chaque chose passionnément et profondément. Quelqu'un de très curieux, qui adore essayer et apprendre.


''J'aime découvrir.''


Elle me parle de son téléphone, rempli de photos de champignons et de couchers de soleil. Tout ce qui lui tombe sous les yeux quand elle marche. 


Elle fait beaucoup de sport, mais elle est aussi très contemplative. Les deux cohabitent sans se nuire.


Puis elle dit une chose que je n'avais pas vue venir. 


''J'ai toujours eu l'impression d'en faire partie. Quand je suis dans la nature, j'observe ce dont je fais partie.''


Le goût de la nature, c'est sa mère qui le lui a transmis. Elle essaie de le passer à ses filles à son tour. Cette année, elle a acheté une planche à pagaie à la plus vieille pour qu'elle puisse la suivre sur l'eau. Elles partent avant le souper, parfois juste une demi-heure, pour aller s'asseoir sur l'eau et regarder les vagues.


Sa vraie passion, c'est le corps humain

Marie-Noël a gradué en techniques de réadaptation physique en 2010.


L'anatomie, le corps humain, c'est sa passion depuis toujours. Elle le dit sans hésiter et elle le répète plus tard dans la conversation.


Après le diplôme, elle a continué d'empiler les formations. Entraîneuse privée, enseignante en gymnastique sur table, formation sur la course, etc…


Elle a travaillé un peu partout. Des cliniques de physio, des CHSLD, des CLSC. Le privé et le public, les accidentés de la route et du travail.


Puis la profession s'est mise à se faire malmener. On retirait des droits aux thérapeutes.

Elle s'est retrouvée avec une pile de formations qui faisaient d'elle quelqu'un de très qualifié.


Et sans le droit de faire ce qu'elle savait faire.


''Moi, il fallait juste que je mette de la chaleur.''


Les cliniques la voulaient, à un salaire qui n'avait aucun rapport avec ses qualifications.

Elle a fini par travailler dans quatre cliniques en même temps, dans la même semaine, juste pour se faire un salaire.


Overload, c'est son mot.


''Ma passion me fait vivre, mais là elle me fait crasher. Ça marche pas, il y a quelque chose qui fonctionne pas.''

Alors elle a tout arrêté.


Elle est entrée dans un café de Chicoutimi. Elle y est restée sept ans, d'abord comme employée, ensuite comme gérante.


Et là, quelque chose s'est réveillé.


Quand elle était jeune, elle avait toujours dit que son rêve aurait été d'avoir un petit café.

C'est de là qu'est né Canopée Bus Café, un café mobile installé dans un ancien véhicule de transport adapté, au Saguenay. Le premier de la région. Même du Québec.


Ça n'existait nulle part ailleurs sous cette forme.


Marie-Noël Côté prépare un café derrière le comptoir de Canopée Bus Café, son bébé endormi dans les bras
Le café et la famille dans le même espace.

Mais dans les Rendez-vous déjantés, l'autobus, c'est le décor. Jamais le sujet.

Ce qui m'intéresse, c'est la personne derrière le projet. Ce qui l'a menée là. Sa façon de réfléchir et de voir les choses.


Et je pense que c'est aussi ce que Marie-Noël avait envie de me montrer.


Le bain qui déborde

Alors je lui demande d'expliquer ce qu'elle voulait dire, quelques semaines plus tôt, quand elle m'avait dit qu'avec un cerveau en désordre et du jus de bras, on peut faire des choses que personne n'aurait imaginées.


Elle pose une limite avant de répondre.


''J'ai pas de diagnostic, puis j'en veux pas. Tout le monde a tendance à se donner des titres.''


Puis elle décrit.


''J'ai un esprit énormément créatif. Ça n'arrête jamais.''


Il y a la charge de l'entreprise et celle de la vie de tous les jours. Et, par-dessus tout ça, les projets qui apparaissent souvent au pire moment.

Il faut les garder sans les perdre. Et continuer en même temps la conversation qu'on est en train d'avoir.


''C'est comme si pour moi les tiroirs étaient tout le temps tout ouverts en même temps.''

Elle cherche une image pour la suite. Elle la trouve et elle sourit en la sortant.


''Des fois je dis que j'ai un bain, puis l'eau de mon bain, elle déborde. Mon bain, il est tout le temps plein. J'essaye simplement de garder l'eau à ras bord.''


Elle en échappe régulièrement. Ça déborde presque tous les jours.


''Mais pour ce que je garde dans le bain versus ce qui déborde, je trouve que ça vaut la peine.''


C'est là qu'elle raconte la décision qui explique une bonne partie de son parcours.


''Au lieu de dire " j'ai un problème, je suis jamais capable de me concentrer",

j'ai décidé de dire: t'es pas capable de te concentrer parce que t'as vraiment beaucoup d'idées qui germent. Utilises-le donc comme une force.''


Elle n'a pas cherché à mettre une étiquette là-dessus.

Elle a regardé comment elle fonctionnait, puis elle a décidé de travailler avec ça.


Elle entend les tasses avant de construire le comptoir

Un autobus vide. Un plancher à poser, un comptoir à bâtir. Tout était à inventer, parce que rien de tel n'existait.


Je voulais lui demander si elle voit le projet fini dans sa tête avant de commencer, ou si ça se construit en avançant.

Elle répond avant même que j'aie terminé ma question.


''Moi, je la voyais dans ma tête.''

Avant même de commencer Canopée, elle avait l'intérieur de l'autobus au complet dans la tête.

''Je savais pas comment j'allais y arriver, mais je le voyais, puis je l'ai fait exactement comme je le voyais.''


Puis elle ajoute une phrase qu'elle présente comme une niaiserie et qui, finalement, n'en est pas une.


''Je disais souvent à la blague, j'entends les tasses se cogner ensemble. J'entends la musique qui va être à l'intérieur. Je peux pas vous l'expliquer, mais moi je le vois, puis je vais le faire comme je le vois.''


C'est pour ça qu'elle a fait le logo en premier. Avant le plan d'affaires et avant les chiffres.


Il lui fallait d'abord un visuel et un personnage. Le reste allait se développer autour.


''Oui, je le fais à l'envers.''


Le projet a pris un an à bâtir.


Volontairement.


''Je suis beaucoup pour laisser déposer l'idée.''


Elle est convaincue que si elle avait été plus vite, une partie de ce qui fonctionne aujourd'hui aurait été bâclée.

Les idées avaient besoin de mijoter.


Et pour qu'elles mijotent, il fallait du temps dans la nature.


C'est pour ça qu'elle passe autant de temps dans la forêt. Été comme hiver, tous les jours.

Un cerveau qui ne s'arrête jamais, et un seul endroit où il s'arrête.

Le projet a fini par prendre exactement la forme de cet endroit-là.

Parce que le nom de l'entreprise n'est pas décoratif.


''J’ai créé une entreprise pour être bien. Pour me créer quelque chose que j'aime, où j'ai tout le temps le goût d'être. C'est là-dedans.''


Dans l'autobus, elle a installé un plafond vert. Les gens en parlaient beaucoup, sans toujours comprendre.

Elle pointe les feuilles au-dessus d'elle.


''C'est ça que j'ai recréé. C'est d'être en dessous de la canopée.''

Elle a pris l'endroit où sa tête se tait et l'a reconstruit dans un véhicule.


Pour elle.


Et finalement, pour les autres aussi.


Deux heures dans le bois, trente minutes de travail

Elle m'a rappelée après notre entrevue pour préciser quelque chose.

Elle tenait à ce que ça se retrouve dans l'article.


Et elle avait raison.


Canopée a déjà été raconté ailleurs. L'historique, le projet, les médias en ont parlé.


Ça, jamais.


Et on est d'accord toutes les deux; on n'en parle pas assez.


Ça lui a pris des années à s'avouer qu'elle ne fonctionne pas comme la plupart des gens.

S'asseoir devant un ordinateur toute la journée ne la rend pas efficace. Pour exécuter, peut-être. Pour réfléchir, jamais.


Elle a longtemps résisté à cette conclusion-là à cause de la pression sociale.

Il faut que tu travailles.

Il faut que ça ressemble à du travail.


Elle a fini par tester une autre méthode.


Quand elle bloque sur un projet ou sur une situation à régler, elle part.

Deux heures dans la forêt ou sur l'eau.

Elle trouve la solution en chemin, presque à tout coup.

Le bruit s'éteint. Elle recommence à penser.


Puis quand elle revient, elle abat en trente ou quarante minutes ce qui lui aurait pris six heures assise dans le brouillard devant son écran.


Elle sait de quoi ça a l'air, vu de l'extérieur.


Une femme qui part d'un bord et de l'autre en pleine semaine. Une heure de planche à pagaie. Un repas pris sur le pouce. Beaucoup de temps dehors.

Ça peut donner l'impression qu'elle travaille quand ça lui tente.


Elle veut qu'on comprenne ce qui se passe réellement.


C'est sa méthode.

Elle a essayé la semaine de quarante heures standard. Elle a mesuré.

Sept, huit, dix heures de travail entrecoupées de sorties dehors produisent davantage, selon elle, que quarante heures passées devant un écran parce que c'est ce qu'on considère comme une vraie semaine de travail.


Et elle va plus loin.


C'est là qu'elle m'a posé une question que je n'ai pas fini de retourner dans ma tête.


Est-ce que c'est une affaire de neuroatypie? Ou une façon de faire que la société devrait normaliser?


Pourquoi tu ne prends pas une van?

Voici le passage que je n'attendais pas.


Je lui demande le moment déclencheur. Le fameux flash, la vision.


''J'ai toujours rêvé d'avoir un café. Mais l'idée de l'autobus, c'est pas moi qui l'ai eue.''

Nous sommes en pleine pandémie.

Tous les locaux sont fermés. Les restaurants aussi.

Elle veut partir un café. Elle ne peut pas partir un café.


Quelqu'un lui suggère de commencer par le volet mobile en attendant.


Bonne idée! Elle cherche comment installer ça dans une voiture.


Puis un jour, en randonnée avec son frère, il lance:

Pourquoi tu ne prends pas une van?


De fil en aiguille, la van devient un petit autobus.


''Une fois que j'ai vu le bus dans la cours du vendeur, là, l'image m'est venue en tête. J'ai fait: OK, je le veux comme ça.''


Et sa conclusion:

''Le projet s'est bâti à travers les discussions. C'est pas moi, j'ai pas eu un éclair de génie. Ça s'est vraiment construit avec les gens qui m’entourent.''


Elle est restée ouverte aux idées des autres, même quand elles ne semblaient pas avoir de rapport avec ce qu'elle avait en tête.


''Tu sais jamais quand il va en passer une bonne qui peut être phénoménale. Alors je reste toujours ouverte à tout ce que le monde me dit. Ça veut pas dire que je vais le prendre. Mais j'écoute, j'écoute tout le temps.''


Un cerveau où tous les tiroirs sont ouverts en même temps attrape aussi ce que les autres laissent tomber.


La porte la plus dure

Plus tôt dans notre conversation, elle m'a dit que quand on lui met une porte devant la face, elle a tendance à vouloir la défoncer.


Taureau, qu'elle précise.


Alors je lui demande laquelle a été la plus dure justement à défoncer.

La réponse arrive avant que j'aie fini ma phrase.


''Le marché. Parce que les gens ne comprenaient pas c'était quoi.''


Elle le voyait, elle.


Personne d'autre.


''La petite fille qui arrive de nulle part, qui dit: moi j'ai fait un bus, puis je vais vendre du café dedans.''

Elle prend une seconde et fait une grimace pour m'imiter le visage qu'elle avait devant elle chaque fois.

Un visage crispé, sceptique. Le genre de hein? qu'on ne dit pas tout haut.


La famille, les amis, les gens d'affaires, les chambres de commerce.


''Personne ne comprenait.''

Ça a pris trois ans avant que le concept devienne lisible pour les autres. Une personne au service aux entreprises de la MRC y a cru tout de suite et lui a donné les bons outils. Elle la nomme encore spontanément, des années plus tard.


Le reste du temps, elle avançait avec une image dans la tête qu'elle était seule à voir.


''Le nerf de la guerre, quand on crée quelque chose qui n'existait pas avant, c'est de convaincre les gens que ça va marcher.''

Sauf qu'elle n'a jamais essayé de convaincre par la publicité.

Aucune pub radio. Aucune pub télé. Aucune publication payée. Rien.


C'était une décision.


''C'est dur de montrer une expérience à la radio. Puis nous, tout repose sur l'expérience de le vivre.''


Dire ''j'ai un autobus café'' ne fonctionnait pas. Les gens imaginaient un autobus scolaire jaune avec des bancs.


Alors elle a arrêté d'expliquer.


Elle a attendu.


''Si tu rentres pas, tu le sauras jamais. Mais quand les gens rentrent, ils s'en rappellent toute leur vie.''

Autour d'elle, on trouvait ça contre-productif, mais elle a maintenu.


Et voici le détail que je n'oublierai pas.


Les vitres de l'autobus sont teintées.

De l'extérieur, on ne voit pas dedans. De l'intérieur, elle voyait tout.


''Je les regardais sortir, puis aller en parler aux autres. J’observais la réaction après la première gorgée.''


Cette publicité-là, aucun budget n'aurait pu l'acheter.


Elle a passé des étés à faire ça.


La femme la plus gênée de la place

''Je suis quelqu'un d'excessivement gêné.''


Aller vers quelqu'un à l'épicerie pour lui dire bonjour, elle n'ose pas.

Gênée maladive, ce sont ses mots. Peur de déranger.

Et pourtant, quatre ans à accueillir des milliers d'inconnus dans un autobus.


''Je pense que c'est pour ça en fait que j'ai créé peut-être aussi un peu ce genre de business-là. Je mets mon costume, puis là je m'amuse. Parce que là, j'ai le droit.''


Dans son modèle, ce sont les gens qui entrent chez elle. Elle n'a jamais eu à aller vers eux.


Quand je le lui fais remarquer, il y a un silence court.


''C'est peut-être ça aussi. C'est peut-être pour ça que je restais en retrait, puis je me disais: il faut que le monde y rentre. Ça a sûrement tout un lien.''


Le corps lui manquait

Pendant les quatre années où Canopée a occupé cent pour cent de son temps, il y a quelque chose qui lui a manqué tout le long.


Le corps humain. La relation avec le corps.


Alors cette année, entre février et juin, elle est allée faire son cours de massothérapie à Québec, en accéléré.

Ses anciens clients de physio sont revenus la voir. Son horaire s'est rempli presque tout de suite. Elle a recommencé à donner ses cours de gymnastique sur table.


''Je reviens à mes premiers amours.''

Le massage se fait forcément à temps partiel. Personne ne fait quarante heures de massage dans une semaine, c'est physiquement impossible. 


Et c'est elle qui décide de son horaire.

C'est ce qui lui permet de garder le café vivant.


Un virage qui a l'air bizarre vu de l'extérieur, dit-elle. Deux mondes qui n'ont rien à voir.


Sauf qu'elle m'a donné le fil qui les relie.

''Je pense que dans la vie, moi, j'ai été mise sur terre pour faire du bien aux gens.''

Elle faisait ça avec le corps humain. Quand elle a arrêté, elle a trouvé un autre médium.



Ce qu'elle voulait dire avant de raccrocher

Je lui demande s'il reste quelque chose.


Elle dit oui.


Il y a une dernière affaire.


''Ce que je trouve le plus fun de ce projet-là, c'est que ça me donne la possibilité de voir la couleur des gens.''

Les festivals et les événements, avec les milliers de personnes entrées dans son bus, lui ont ouvert les horizons.


''Les accents, les façons de parler, l'énergie avec laquelle le monde rentre, la façon dont les gens sont habillés. La couleur des gens, c'est incroyable.''


Puis elle dit quelque chose qui m'est resté.


Qu'il faudrait arrêter, à un moment donné, d'essayer de faire entrer le monde dans des moules. Ça tue les couleurs.


Les questions déjantées

Canopée Bus est arrivé à la fin de sa vie utile. Elle l'a annoncé publiquement, en disant qu'autre chose s'en venait.


Ce que ce sera, elle le garde encore pour elle.


Je lui demande ce qu'elle ferait graver sur une plaque à mettre dessus avant qu'il parte.


Elle rit.


Il y avait un calepin dans le bus où l'équipe notait les phrases les plus incroyables entendues au comptoir.


Une des dernières de cette année:

''Une maudite belle boîte à lunch.''


Puis je lui demande ce qu'elle sert comme café à quelqu'un qui lui a dit que son idée ne marcherait jamais.


La réponse arrive sans hésitation.

''Je lui sers le meilleur café de sa vie.''


Je ris.


Elle enchaîne, très sérieuse:

''Parce qu'ils méritent autant que les autres de voir que ça marche.''


Et enfin, la décision d'affaires la plus irrationnelle dont elle est la plus fière.

C'est celle de départ, évidemment.

Partir d'un autobus vide et le monter de zéro.


Il y a eu des nuits d'angoisse. Des nuits où elle se réveillait en se disant:

''Je suis vraiment en train de mettre un plancher en vinyle dans un autobus?''


Aujourd'hui, dans des festivals et des événements où la grande majorité du public vient de l'extérieur de la région, des équipes techniques qui tournent partout au Québec la reconnaissent et l'attendent.


Des gens font la file en lui disant qu'ils ont attendu toute l'année pour revenir.

''Ça vaut toutes les nuits d'angoisse.''

Ce que je retiens

Sur leurs derniers chandails, ils avaient imprimé un slogan:

Juste un peu imparfait


''Avec toutes les contraintes que l’on a, il manque tout le temps quelque chose pour que ce soit “parfait”. Mais c'est ce qui rend ça parfait.''


Rendre les gens heureux, comme raison d'être. On pourrait trouver ça naïf.

Sauf qu'elle l'a prouvé à la dure.


Ce qui m'a frappée chez elle, c'est qu'elle a écouté son cerveau.


Elle a remarqué qu'il produisait des images complètes avant les plans. Qu'il ne s'arrêtait que dans la forêt.


Alors elle a bâti quelque chose qui fonctionne avec ça.


Elle a passé quatre ans à faire entrer des gens dans un autobus pour qu'ils en ressortent un peu mieux qu'en arrivant.


Le bus s'en va, pour le moment, en attendant la suite.

Elle, elle continue.

Ça, c'est le genre de conversation qu'on ressort différente.


Pour suivre Marie-Noël Côté

Canopée Bus Café - L'aventure de l'autobus se termine cette année. Ce qui vient ensuite se prépare déjà et c'est sur ses pages que ça s'annoncera en premier.


Espace Mouvement Saguenay - pour découvrir les cours de Gymnastique sur Table TCP, une méthode d’entrainement postural différente


Empreinte thérapie manuelle - (lien vers la prise de rendez-vous) le service de massothérapie qui est disponible à Chicoutimi et Jonquière,sur rendez-vous.


Suivez Canopée Bus Café pour ne pas manquer la suite.


Vous retrouverez d'autres portraits de professionnels parfaitement atypiques et profondément redoutables sur Les Rendez-vous déjantés


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